Fabrication d'obus, vérification du perforage : [photographie de presse] / [Agence Rol]

Les femmes dans la guerre

« – Les hommes sont partis en masse et cependant les récoltes ont été ramassées, les terres labourées, les administrations fonctionnent les tramways marchent, le métro n’est pas interrompu. Tout va. C’est un miracle Vivent les françaises ! Leurs maris sont au front, elles veulent toutes travailler et elles sont tellement héroïques qu’elles donnent leur sang au plus vil prix Que de misère il couvre ce beau mot d’héroïsme. Partout on a baissé les salaires. Regardez les ouvrières qui travaillent pour l’armée. Elles gagnera 0,15 F- 0,20 F de l’heure. Les chemises de soldats payées par l’intendance 0,55 F pièce sont payées à l’ouvrière 0,20 F. Les intermédiaires amassent des fortunes Demain ou après-demain. il faudra bien que la paix revienne. la nécessité sera encore plus implacable pour les femmes… Il leur faudra lutter pour conquérir leur pain coupé par la censure ). »

Marcelle Capy, dans le journal La vague, 1916

L’inquiétude devant la chute des naissances

 » Nous savons que la propagande en faveur du malthusianisme*, déjà intense avant la guerre, gagne d’autant plus aisément les milieux populaires qu’elle peut aujourd’hui pénétrer dans des agglomérations féminines nombreuses : l’atelier, l’usine, offrent des facilités incomparables aux suggestions malsaines et antisociales.  »

Extrait d’un rapport de l’Académie de médecine de Paris, 1916, cité dans Cahiers du mouvement social, no 2, 1977. *Théorie de Malthus selon laquelle les ressources augmentent moins vite que la population, ceci impliquant une politique de restriction des naissances.

Concilier travail féminin et maternité

« Aux mères des petits enfants de France

– Toute ouvrière obligée de quitter l’usine pour prendre les soins exigés par la maternité reçoit une prime de 50 F. (…)

– La naissance d’une fille donne droit à 100 F, la naissance d’un garçon donne droit à 200 F.

– Une pouponnière est installée à l’usine de Meudon, dans la forêt. Toutes facilités sont données aux mères pour l’allaitement de leurs bébés.

Vivent les petits enfants de France !  »

Extrait d’une affiche apposée dans un atelier des Établissements « La Feuillette », usine de munitions à Meudon.

Influence des militaires sur les gouvernements : le cas allemand.

« Dans certains domaines, le G.Q.G. dut, dès le début de la guerre, assumer lui-même les tâches qui aurait dû être accomplies par d’autres. Le vaste domaine de la presse, de la censure, du contre-espionnage, la surveillance des menées révolutionnaires furent, au détriment de la conduite de la guerre, abandonnées aux seuls moyens de l’autorité militaire… Le sentiment profond de sa responsabilité obligea l’État-Major général à agir lui-même, Il était d’ailleurs mieux placé pour trouver dans l’armée, et, en particulier parmi les officiers du cadre de réserve, un personnel de choix. La direction passa ainsi aux mains de l’Etat-Major général. L’exécution resta souvent aux mains des pouvoirs de l’intérieur…

Je ne me suis soucié ni des personnalités ni des partis politiques… Quant au gouvernement, il était tout heureux d’avoir trouvé un paratonnerre ; au lieu de prendre ma défense… il me représentait comme un dictateur, il se retranchait derrière le G.Q.G. »

extrait du Général Erich Ludendorff, Souvenirs de guerre, Payot 1920

Des sacrifices inégalement répartis

Comme les ouvriers, les soldats s’indignent des plaisirs de l’arrière :

« Jamais tu ne croirais que nous sommes en guerre. Plus elle dure, plus ils s’amusent ; des magasins éclairés, des autos superbes, des femmes chic avec petits chapeaux, grandes bottes, poudre de riz, manchons et des petits chiens ; et des embusqués avec de belles vareuses en drap fin, des culottes ajustées et des machins jaunes bien plus reluisant que nos officiers. C’est une chose que répètent inlassablement les hommes casqués et sales, en capote fanée et gros souliers, qui errent sur les boulevards. »

extrait de P. Truffau, Carnet d’un combattant, Éditions Payot

Les soldats face aux ouvriers

 » Mais tenez, si vous croyez que les mobilisés d’usine, je les porte sur mon coeur! Ah! j’en connais personnellement. (…) J’en ai rencontré plusieurs à ma dernière perm; des bien gras, des bien luisants. Il y en a qui gagnent des cinquante francs par jour. (…) Ils prennent l’apéro; ils lisent le journal. (…) C’est même là-dedans qu’ils apprennent ce qui se passe sur le front. (…) Ils se paient des poulets le dimanche. Ils vont au cinéma avec la bourgeoise, qui travaille aussi en usine, ou qui est receveuse des tramways. (…)

Expliquez-moi, mon lieutenant, pourquoi ces gens-là ne sont pas mobilisés comme nous, hein ? à cinq sous par jour (…) pourquoi on leur donne des salaires, et des primes, et quoi encore? Ils ne sont pas déjà assez veinards de tourner des obus au lieu de les recevoir sur la tête ? (…)

Je vais vous expliquer, mon lieutenant. (…) Ce n’est même pas de tout ça que j’en veux le plus aux ouvriers des usines. Non, c’est de trahir. OUI. Je n’ai jamais été ce qu’on appelle un militant. Mais je m’intéressais à la politique. Vous parlez si j’en ai entendu des discours dans les meetings. Tout ce qu’on pouvait dire contre la guerre, et ce que ferait ou ne ferait pas la classe ouvrière en cas de guerre. Oui (…) eh bien! on voit ce qu’elle fait, la classe ouvrière. Elle se tient peinarde. Elle demande des sursis d’appel et des hauts salaires. A part ça, les copains du front peuvent se faire casser la gueule jusqu’à la Saint-Glinglin. (…) C’est fini, mon lieutenant, ils ne m’en raconteront plus. Ça, et les ministres socialistes !  »

in Jules Romains, op. cit.

Les ouvriers face aux patrons

 » Il n’est pas exagéré de dire que, partout en France, le coût de la vie a augmenté, au minimum de 40 à 60 pour 100, de sorte que, tout en travaillant comme des bagnards, ainsi que nous l’écrivent de nombreux camarades, les non-mobilisés n’arrivent pas à payer leur pension, et les évacués peuvent très difficilement subvenir à leurs besoins et à ceux de leur famille. Pour les femmes et les enfants, l’exploitation est plus odieuse encore et dépasse tout ce qu’on peut imaginer. Elle est monstrueuse, et jamais nos organisations n’ont connu autant de malades, de blessés et surtout d’estropiés, parmi ces femmes et ces enfants. (…)

A toutes les réclamations, on objecte  » l’état de guerre « . Ce dernier n’empêche pas les bénéfices scandaleux qu’on tolère complaisamment aux industriels et à leurs multiples intermédiaires, alors que l’on parle toujours des devoirs des ouvriers travaillant pour la guerre, et d’une nécessaire réduction des salaires. »

« Le droit syndical supprimé, en fait, sous le masque hypocrite d’une liberté l’annihilant ; (…) les militants traqués, déplacés, renvoyés au front pour délit d’opinion ; (…) le droit de réunion contesté, supprimé pour ceux qui, luttant pour la vérité, refusent d’accepter et de répandre les mensonges et les excitations haineuses les plus viles et les plus basses ; (…) les organisations ouvrières humiliées, avec leur existence hautainement tolérée par le pouvoir insolemment contestée par le patronat. Le patronat, encouragé par les gouvernements et leurs agents, libéré de tout contrôle, de toute inspection, exploite durement les enfants et les femmes que le surmenage condamne à l’épuisement et à la tuberculose ; il bénéficie dans de nombreux cas d’une main-d’oeuvre militarisée, soumise à une autorité aussi excessive qu’utilement contestable. Grossissant démesurément ses profits, il augmente proportionnellement ses prétentions liberticides ; se refusant à admettre les tarifs de salaires insuffisants qu’on nous impose, il ne les applique pas, ou en général ne règle les salaires que sur le minimum de base (…) pour tous les travaux aux pièces. »

L’Union des métaux, 9 oct. 1915 et mai 1917, cité par E. Dolléans, Histoire du mouvement ouvrier, A. Colin, 1953.

L’approvisionnement de l’arrière

 » L’administration municipale, partagée entre ses devoirs patriotiques et l’aide qu’elle devait aux familles, eut la délicate mission de solutionner un grand nombre de réclamations. (…) La création de la carte d’alimentation, la mauvaise qualité des farines, le besoin absolu de limiter la consommation générale, produisirent de vives réclamations. Des contestations naquirent du fait de l’inégalité des quantités de pain attribuées aux consommateurs suivant leur âge ou leur condition En résumé, si personne ne souffrit vraiment de la faim. tout le monde vécut fort mal. L’arrivage de charbon fui également long et coûteux les attributions faites par la Préfecture et par délégation du Bureau national des charbons ne représentaient que 40% de la consommation d’avant-guerre. »

Témoignage du maire de Rezé (Loire Atlantique ) en 1920.

Le rationnement

Les restrictions alimentaires dans la France occupée

« L’arrondissement arrive, comme c’était prévu, à l’extrême pénurie de farine et de viande… La ration de pain est donc fixée à 150 grammes par tête d’adulte et 75 grammes par enfant au-dessous de dix ans… Vos boulangers devront remettre la liste exacte de leurs clients, adultes et enfants, que vous devrez contrôler sévèrement… Pour les bouchers, vous prendrez aussitôt que possible les mêmes dispositions, la ration étant de 75 grammes pour les adultes et de 47 grammes pour les enfants. Vous devrez rationner selon les prescriptions reçues, les légumes, plantes légumineuses, pommes de terre et vous recommanderez rigoureusement que par économie l’on ne pèle plus les pommes de terre avant de les cuire. »

Texte adressé par le sous-préfet de Valenciennes aux maires de son arrondissement, le 12 janvier 1915. Information historique, novembre-décembre 1966.

Lettre de sa femme à un prisonnier allemand, novembre 1916

« Mon cher mari,

Je joins quelques lignes à ce paquet pour te dire comment nous allons ici, tu ne peux t’en faire un tableau, si la guerre dure encore longtemps, nous périrons tous.

Tout est rationné, on donne une demi-livre de pain, 60 grammes de viande par jour et par tête, 60 grammes de beurre et un œuf, 200 grammes de sucre par semaine, 50 grammes de savon et une demi-livre de poudre de savon par mois, une livre de pommes de terre par jour, et sans permis les commerçants n’osent rien vendre, aussi tu peux te faire une idée de ce qui se passe en Allemagne (…) Les gens se demandent où cela va aller. Nos ennemis ne manquent de rien, surtout les Anglais qui veulent nous faire mourir de faim. Dans les grandes villes, la misère est la plus grande, car à la campagne, on trouve toujours des légumes qui se payent très cher en ville. »

Cité in LAMBIN (s. d.), Histoire-Géographie, initiation économique, Paris, Hachette, 1995, p. 23

idem (citation légèrement différente)

« Mon cher mari,

je joins quelques lignes à ce paquet pour te dire comment nous allons ici, tu ne peux t’en faire un tableau, si la guerre dure encore longtemps, nous périrons tous.

Tout est rationné, on donne une demi-livre de pain, 60 grammes de viande par jour et par tête, 60 grammes de beurre et un úuf, 200 grammes de sucre par semaine, 50 grammes de savon et une demi-livre de poudre de savon par mois, une livre de pommes de terre par jour, et sans permis les commerçants n’osent rien vendre… Imagine-toi l’existence de ceux qui ont beaucoup d’enfants et que ces pauvres ne reçoivent pas assez à manger… Nos ennemis ne manquent de rien, surtout les Anglais qui veulent nous faire mourir de faim. »

Cité in CHAULANGES, MANRY et SÈVE Textes historiques 1914-1945, Paris, Delagrave, 1970

Le découragement de 1917

Rapport du Préfet du département de l’Isère (France) à Monsieur le Ministre de l’Intérieur, Direction de la Sûreté Générale.

« L’état d’esprit de la population de l’Isère est loin d’être satisfaisant et l’énergie morale dont cette population avait donné l’exemple a subi une dépression générale depuis deux mois. C’est aujourd’hui une lassitude qui confine au découragement et qui a pour cause bien moins les difficultés d’approvisionnement que la déception causée par l’échec de l’offensive de nos armées en avril, le sentiment que des fautes militaires ont été commises, que des pertes élevées ont été subies sans profit appréciable, que tout effort nouveau serait sanglant et vain. L’inaction de la Russie dont le concours effectif paraît maintenant bien hypothétique, a encore accentué le découragement des esprits.

Les propos tenus par les soldats venant du front sont en grande partie la cause de cet affaissement moral de la population : ces propos, tenus en chemin de fer, dans les gares, dans les cafés à l’arrivée, puis au village, donnent une impression déplorable de la mentalité d’un trop grand nombre de mobilisés. Chacun raconte et amplifie tel incident fâcheux, telle erreur commise par les chefs, tel combat sanglant demeuré inutile, tels actes d’indiscipline commentés comme des actes de courage et d’énergie. Ces propos, complaisamment écoutés par des auditeurs déjà énervés ou déprimés, sont colportés et naturellement exagérés et accroissent le mécontentement et l’inquiétude.

Dans les campagnes, l’énervement est moins sensible que dans les villes ; les paysans travaillent, mais ils ne cachent pas que  » ça dure trop  » ; ils sont las des efforts continus auxquels ils sont contraints pour faire produire la terre, de l’insuffisance de la main-d’œuvre agricole, et de la charge si lourde que font peser sur eux les réquisitions ; ils deviennent… indifférents aux idées d’efforts collectifs… aux appels patriotiques…

Dans les villes… la population… est plus nerveuse : les ouvriers, les gens du peuple s’indignent de la longueur de la lutte, supportent impatiemment la cherté croissante de la vie, s’irritent de voir les gros industriels travaillant pour la guerre faire des profits considérables… Influencés par la révolution russe, ils rêvent déjà de comités d’ouvriers et de soldats, et de révolution sociale…

Grenoble, le 17 juin 1917. »

Cité in J.-J. BECKER, op. cit.

Les grèves en France

 » L’impression est devenue nettement déprimante lorsqu’on a su :

– que les mobilisés soutiennent de leurs deniers leurs camarades grévistes…

– que ceux d’entre eux qui travaillent dans les arsenaux sont des agents actifs de la propagande pacifiste ;

– que l’indiscipline règne dans les établissements de l’État, … qu’on y perd volontairement du temps, que le rendement y est bien inférieur au rendement moyen, que des malfaçons ont été commises ;

– qu’il s’agit là d’une situation générale s’étendant à Bourges, Paris, Puteaux, Tarbes, Toulon, Toulouse ;

– qu’elle gagne toutes les usines travaillant pour la défense nationale dans les départements de la Seine et de la Meurthe-et-Moselle (Frouard notamment) ;

– qu’à l’instigation de la Fédération des Métaux… les ouvriers préparent de nouvelles grèves ;

– qu’en dépit de la crise du charbon et de l’arrêt de certaines usines de guerre occasionné par le manque de combustible, les mineurs du Pas-de-Calais décident de réduire la durée de leur travail.  »

Rapport officiel, cité dans G. Pedroncini, 1917, les Mutineries de l’Armée française, Éditions Julliard, 1968.

L’occupation allemande à Roubaix

« L’hiver de 1917 fut effroyable. Dès le début, il s’annonça sévère, d’autant plus qu’on avait le ventre vide. La misère à Roubaix était inimaginable. La ville paraissait une cité de moribonds…

Les vieillards mouraient, la tuberculose ravageait l’enfance et l’adolescence. Au cimetière, on contemplait avec stupeur les innombrables tombes de jeunes gens de dix-huit à vingt ans. Des gens qui s’étaient perdus de vue quelques semaines se retrouvaient, se reconnaissaient avec effarement. il y avait, dans le Nord, avant la guerre, beaucoup de buveurs de bière, gens à vastes panses, à mines fleuries. Ceux-là surtout étaient lamentables. Faute de cette bière généreuse, leur embonpoint avait fondu, et cette débâcle les laissait vides, flasques, incroyablement vieillis.

La faim régnait, une faim désespérée, résignée, sans rage, ni fureur, ni révolte. On se sentait dans les mains d’un ennemi trop fort. Surtout, on le sentait affamé, traqué, aux abois comme soi-même. Pas une maison, pas un foyer où ne régnât cette famine, ce vide abrutissant (les ventres et des cervelles, une souffrance morne indéfiniment prolongée sans espoir. Le ravitaillement venait mal. Les canaux étaient gelés. Et des trafiquants trop nombreux distrayaient en route un quart des vivres les meilleurs. Ce qui restait était à peine mangeable, et comme il fallait le payer, on s’en passait encore ‘ le plus souvent. On n’avait pas d’argent. On prenait deux rations pour quatre. Les Allemands avaient leurs cantines dans les usines, çà et là. Aux portes, des files d’êtres lamentables, femmes, vieux, gamins hâves et affamés, attendaient une distribution de restes, l’aumône d’un fond de gamelle.

A partir de février, le froid devint terrible. Cet hiver de 1917-1918, effroyable calamité, s’ajoutait aux méfaits des hommes. Pas de charbon, pas de tissus. Les Allemands avaient fait l’inventaire de tous les vêtements, et  » réquisitionné  » ce qui était utilisable. Si bien qu’on se taillait des vêtements dans les couvertures, et que des gens marchaient par les rues drapés comme des Arabes. D’autres passèrent des mois entiers dans leur lit…

Dans le silence, au milieu d’une paix nocturne fugitive, montait un roulement sourd, plus tragique encore que tout le reste, le roulement des trams, des camions, des trains s’en allant vers le Front porter leurs charges d’hommes ou ramener des blessés et des morts tandis que Roubaix dormait. Les Allemands cachaient les mouvements de troupes à la population. On écoutait cela avec angoisse. Quand cela finirait-il ? Serait-on délivrés un jour ? Et si les Français rentraient par miracle à Roubaix, y resterait-il des vivants pour raconter ce qu’on avait souffert ? »

in Maxence Van der Meersch, Invasion 1914.

Extrait des programmes de spectacles à Paris

Ce soir, à la Porte-Saint-Martin.

« A 20 h 15, répétition générale, à bureaux ouverts, donnée au bénéfice de l’oeuvre du soldat sans famille, sous la présidence d’honneur de M. le président de la République et sous le patronage de M. Thomson, ministre du Commerce, de l’Industrie, des Postes et Télégraphes : la Petite Fonctionnaire, comédie en trois actes de M. Alfred Capus. La soirée commencera par une allocution de M. Alfred Capus, de l’Académie française. »

A la Comédie-Française.

« Le grand succès remporté par la matinée des Chants de Guerre, donnée au bénéfice des oeuvres de blessés, a engagé la Comédie-Française à redonner le même programme aux prix du tarif habituel des places, le samedi 22 mai, en matinée, au bénéfice de sa caisse de retraites des anciens pensionnaires et employés. »

Gaumont-Palace.

« Aujourd’hui, relâche ; jeudi prochain, matinée à 2 heures, soirée à 8 h 15 : vues prises sur le front avec l’autorisation de l’autorité militaire. Le président de la République aux armées ; les Noces d’argent ; Triple entente ; le Sous-marin. Merveilleuses vues en couleurs naturelles. »

in L’Excelsior, 11 mai 1915.