21 novembre 1918 - Entrée des Français à Strasbourg; Album de la victoire _ dessins de G. Maréchaux

L’Autriche-Hongrie désemparée

Après la mort du vieil Empereur FRANÇOIS JOSEPH (novembre 1916), son successeur CHARLES le, veut la paix pour assurer, par des réformes, la survie de la Double Monarchie.

 » Votre Majesté m’a chargé de dire aux hommes d’État alliés de l’Empire d’Allemagne que nous sommes à bout de forces, et que l’Allemagne ne pourra plus compter sur nous à la fin de cet été. J’ai exécuté ces ordres et les hommes d’État allemands m’ont dit très nettement que, pour l’Allemagne également une nouvelle campagne d’hiver était impossible. Tout ce que j’ai à dire tient dans cette phrase : nous pouvons encore attendre quelques semaines et chercher s’il est possible de parler avec Paris ou avec Pétrograd. Si nous n’y réussissons pas, nous devons – encore à temps – jouer notre dernière carte et faire les propositions extrêmes que j’ai indiquées plus haut.  »

Rapport du comte Czernin, Ministre autrichien des Affaires Étrangères le 14 avril 1917, cité dans Louis Cadars, Les Cahiers de l’Histoire , S.E.D.I.P., 1967.

Clemenceau :  » Je fais la guerre « .

« Eh bien, Messieurs, voilà quatre mois que nous sommes au pouvoir… Toute ma politique ne vise qu’un seul but : le maintien du moral français à travers une crise comme notre pays n’en a jamais connu… Nous ne sommes pas au pouvoir pour assurer le triomphe d’un parti ; nos ambitions sont plus hautes, elles visent à sauvegarder l’intégrité de l’héroïque moral du peuple français…

Vous voulez la paix ? Moi aussi. Il serait criminel d’avoir une autre pensée. Mais ce n’est pas en bêlant la paix qu’on fait taire le militarisme prussien.

Ma politique étrangère et ma politique intérieure, c’est tout un. Politique intérieure ? Je fais la guerre. Politique étrangère ? Je fais la guerre. Je fais toujours la guerre.

Je cherche à me maintenir en confiance avec nos alliés. La Russie nous trahit ? Je continue à faire la guerre. La malheureuse Roumanie est obligée de capituler ? Je continue à faire la guerre, et je continuerai jusqu’au dernier quart d’heure, car c’est nous qui aurons le dernier quart d’heure! Comptez-vous donc sur une contagion de vos idées pour arrêter la guerre ? L’exemple d’hier devrait vous détromper.

Vous voulez la paix démocratique ? Nous aussi. Vous nous demandez nos buts de guerre ? Nous vous les avons dits. Demandez donc ceux des Allemands.

Je vous ai dit que la justice ferait son oeuvre. Le gouvernement fera son devoir. Il poursuivra la guerre jusqu’à la paix victorieuse. S’il y en a ici qui sont disposés à refuser les crédits de guerre, qu’ils le disent ! »

Discours aux députés, mars 1918

Divergences entre Alliés

En 1916, un plan franco-anglo-russe avait délimité des zones d’influences au Proche et Moyen-Orient. En 1918, la fin de la guerre approchant donne lieu à d’âpres contestations entre vainqueurs.
« Je ne reconnais pas la belle victoire que vient de remporter l’armée d’Orient comme la victoire du général Franchet d’Esperey. Ce n’est pas d’abord une victoire purement française, puisque les troupes françaises ne formèrent qu’un tiers ou qu’un quart des combattants. Et il semble bien que ce soit les Serbes qui aient fait le plus dur de l’ouvrage. Ensuite, l’expédition de Salonique a été faite pour secourir les Serbes contre les Bulgares et les Autrichiens. La Turquie était alors et est restée un problème absolument distinct. [Or la lutte contre la Turquie] a été menée par l’armée britannique. [Si Constantinople tombe] ce serait avant tout le résultat des victoires des généraux Allenby et Maude (…). Je ne vois pas sur quoi s’appuierait le droit du général Franchet d’Esperey de porter le coup de grâce aux Turcs. Il n’en a jamais tué un seul tandis que nous en prenions 2 ou 300’000. Que ce soit lui qui entre à Constantinople après quatre ans de durs combats, nous n’y consentirons jamais (…). La Turquie est l’affaire de l’armée britannique. Nous avons commencé sa défaite, nous devons l’achever. »

Lloyd George, cité par Pedroncini, Les Négociations secrètes , Flammarion, 1969.

Après la Révolution d’Octobre, la Russie soviétique signe la paix :

 » … Le 15 [décembre] l’armistice était signé… Les négociations de Brest-Litovsk commencèrent le 22 décembre 1917… On vit ce spectacle singulier : Trotsky dirigeant tout. Mais les diplomates parurent alors s’apercevoir eux-mêmes que les discussions avec lui ne donnaient aucun résultat… Le 18 février… les hostilités reprirent sur tout le front de Grande Russie. Immédiatement, le gouvernement bolchevique fit savoir par radiotélégramme qu’il était prêt à conclure la paix… D’accord avec les alliés… au nom du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, le gouvernement exigea la reconnaissance de l’indépendance de la Finlande et de l’Ukraine, la renonciation à la Courlande, à la Lithuanie et à la Pologne, la cession de Batoum et de Kars…

L’armée de la Grande Russie devait être démobilisée et la flotte mise hors de service. En outre, la Russie devait s’abstenir de toute propagande en Allemagne… L’avance devait se poursuivre jusqu’à ce que ces exigences fussent admises. Il n’y eut aucune négociation. Les délégués russes déclarèrent qu’ils n’avaient pour mission que de signer la paix. Ils montrèrent de la dignité dans leur infortune dont ils étaient eux-mêmes responsables, Le 3 mars, à 17 heures 30, on échangea les signatures… Les hostilités furent de nouveau suspendues sur le front russe.  »

extrait du Général Erich Ludendorff, Souvenirs de guerre , Payot 1920

Ruée allemande vers l’Ouest.

 » La situation militaire sur terre était devenue, à la fin de 1917, par le fait de la mise hors de cause de la Russie, bien plus favorable pour nous qu’on n’aurait jamais pu le supposer … Il était de l’intérêt de l’armée de prendre l’offensive … Elle n’était possible que sur le front ouest… Le grand mouvement de transport de Galicie et de Bukovine vers la France et la Belgique était commencé… Plus de 40 divisions furent ramenées à l’Ouest… Le G.Q.G. savait qu’il recevait pour le front ouest tout ce qui n’était pas indispensable à l’Est… En janvier et février (1918)… nous avions sur tout le front occidental une supériorité numérique de 25 à 30 divisions environ.  »

extrait du Général Erich Ludendorff, Souvenirs de guerre , Payot 1920

Le plan de Ludendorff et la percée allemande

Pour tirer parti de ses succès à l’Est et de sa supériorité numérique, le G. Q.G. allemand passe à l’offensive à l’Ouest :

« Nous n’avions jamais eu pareille supériorité de forces… La guerre sous-marine n’avait pas encore rendu, du point de vue économique ce que j’en avais espéré sur la foi du jugement des spécialistes… Je dus faire intervenir dans mes calculs l’arrivée des nouvelles formations américaines, à partir du printemps 1918.

La situation chez nous et chez nos alliés, et les conditions dans lesquelles se trouvait l’armée, exigeaient une offensive qui amenât une décision rapide… Pour cela il fallait un matériel formidable et des troupes solides dont les chefs seraient comme elles dressés à l’offensive.

L’instruction… exigea de nouveau un travail immense ; il fallut y consacrer l’hiver 1917-1918. Toutes les pensées de l’armée devaient être ramenées de la guerre de tranchées à l’attaque… Nous n’avions pas de tanks en tant qu’arme d’accompagnement de l’infanterie… Le modèle que le chef du service automobile de campagne présenta au G.Q.G. au printemps 1917 ne répondait pas aux exigences. Nous ne serions jamais arrivés en 1918 à engager des tanks en masse…

Pour faire appuyer l’attaque d’infanterie par l’aviation, nous créâmes des groupes spéciaux d’avions de combat… L’aviation acquit ainsi un nouveau champ d’action du plus haut intérêt. Les avions… eurent aussi comme l’infanterie, l’artillerie et toutes les autres armes, à intervenir dans la lutte sur terre…

En janvier et en février, les divisions qui étaient destinées à l’attaque sur le front ouest furent retirées des lignes. Elles furent remplacées en partie par celles qui venaient d’autres théâtres de guerre. A partir de ce moment elles durent se consacrer entièrement à leur entraînement et à leur équipement.  »

in Général Erich Ludendorff, Souvenirs de guerre , Payot 1920

Un témoignage français.

 » Le 21 mars, à 9 heures du matin, après une très courte mais terrifiante préparation d’artillerie, 42 divisions… se ruaient… sur 17 divisions britanniques… Dès l’abord, le front se fissurait dans la région de Saint-Quentin et, le 22 mars, il cédait sur les 80 kilomètres de la zone attaquée. Le recul des IIIe et IVe armées britanniques… jusqu’au 30 mars… atteignait près de 30 kilomètres. Une brèche s’ouvrait déjà, béante, entre la droite de la Ve armée anglaise qui reculait vers l’ouest et la gauche de la VIe armée française… La route de Paris s’ouvrait.  »

Colonel. A. Grasset,  » Foch ou la volonté de vaincre « , Éditions Berger-Levrault, 1919

Vers la contre-offensive alliée: l’unité de commandement.

Celle-ci est décidée à la Conférence de Doullens le 26 mars 1918 :

 » Y assistaient du côté français : le Président de la République, M.M. Clemenceau et Loucheur, les généraux Foch, Pétain et Weygand ; du côté anglais : Lord Milner, le maréchal Haig…

Dès l’abord, tout le monde fut unanime à reconnaître qu’Amiens devait être sauvé à tout prix et que le sort de la guerre s’y jouait. J’intervins énergiquement dans ce sens… Il fallait… se maintenir coûte que coûte sur place, avec la dernière énergie… en particulier en activant l’arrivée des réserves, et en les appliquant à la soudure des armées alliées.

Or, les Anglais n’avaient plus de disponibilités… Le secours ne pouvait venir que de l’armée française.

Interrogé, le général Pétain exposa son programme. Il avait décidé d’augmenter le nombre des divisions à envoyer en Picardie… mais le transport exigerait un délai assez long.

Lord Milner eut alors avec M. Clemenceau un entretien particulier, à la faveur duquel il lui proposa de me confier la direction des opérations… On tomba d’accord sur le texte suivant, qui fut signé par Lord Milner et M. Clemenceau: « Le général Foch est chargé par les gouvernements britannique et français de coordonner l’action des armées alliées sur le front ouest. Il s’entendra à cet effet avec les généraux en chef qui sont invités à lui fournir les renseignements nécessaires.  »

Maréchal Foch, Mémoires , Éditions Plon, 1931

L’offensive du 8 août menée par Foch : le commencement du recul allemand.

 » Le 8 août est le jour de deuil de l’armée allemande dans l’histoire de cette guerre. Je ne vécus pas d’heures plus pénibles… Au matin, par un brouillard épais rendu encore plus opaque par l’émission de brouillard artificiel, les Anglais, principalement des divisions australiennes et canadiennes, et les Français attaquèrent avec de fortes escadres de chars d’assaut… Les divisions qui tenaient ce point se laissèrent complètement enfoncer. Des chars ennemis surprirent, dans leurs quartiers généraux, des états-majors de divisions… Six ou sept divisions allemandes qu’on pouvait considérer comme particulièrement en état de se battre furent complètement mises en pièces… La situation était extrêmement grave… Nos réserves diminuaient. Par contre, l’ennemi n’avait subi qu’une dépense de forces très minime. Le rapport des forces avait considérablement changé à notre désavantage…

Le 8 août les deux commandements suprêmes virent clair… La grande offensive de l’Entente, la lutte finale de la Guerre mondiale commençait.  »

in Général Erich Ludendorff, Souvenirs de guerre , Payot 1920

« …Nos lignes sont ramenées en arrière. Il y a en face de nous trop de troupes fraîches anglaises et américaines. Il y a trop de corned-beef et de farine blanche de froment et trop de nouveaux canons et d’avions.

Quant à nous, nous sommes maigres et affamés… Nos troupes fraîches, ce sont des enfants anémiques qui ont besoin d’être ménagés… Les tanks sont devenus une arme terrible… bêtes d’acier invulnérables écrasant les morts et les blessés… Dysenterie, grippe, typhus, vous étouffent, vous brûlent et vous tuent…

Nous ne sommes pas battus, car, en tant que soldats, nous sommes plus forts et expérimentés ; nous sommes simplement écrasés et repoussés par l’énorme supériorité numérique… Chacun parle d’armistice et de paix. Tout le monde attend. Si c’est encore une désillusion, ce sera la catastrophe… Si c’est pas la paix, ce sera la révolution…  »

in E.M. Remarque, A l’Ouest rien de nouveau .

Les origines de la demande d’armistice allemande du 11 novembre 1918.

« Le 29 septembre et les jours suivants, les combats continuèrent et n’amenèrent que la tension habituelle. Rien n’exigeait des décisions subites. J’attache, pour ce qui va suivre, à cette constatation autant de prix qu’au fait que, depuis le milieu du mois d’août, le gouvernement n’avait obtenu aucun résultat pour amener la paix. (…) Le devoir commandait de ne plus perdre de temps à rester inactifs et à prononcer des mots vides de sens. Il fallait demander à l’ennemi la paix et l’armistice. Voilà ce qu’exigeait la situation, et il n’était que trop probable qu’elle empirerait encore. Il n’était pas encore nécessaire de nous rendre à merci. L’ennemi devait être amené à causer. Serait-ce de sa part parole de conciliation ou de violence ? Ma façon de juger Clemenceau et Lloyd Georg me faisait craindre le pire. Par contre, Wilson avait souvent formulé ses conditions en observant des formes particulièrement solennelles. Lui et l’Amérique qu’il représentait devaient se sentir liés par leur honneur. Au reste, l’intervention militaire décisive de l’Amérique en France, sans laquelle l’Entente aurait été depuis longtemps battue, laissait entrevoir la possibilité que Wilson pourrait arriver à faire accepter aussi par l’Angleterre et par la France les intentions qu’il avait proclamées en leur donnant la valeur d’un véritable engagement. (…) Si notre opinion sur Wilson était confirmée, nous pouvions accepter comme base de négociations ses quatorze points qui étaient très durs, mais du moins exactement délimités ; mais si nous nous faisions illusion, si l’ennemi voulait aller trop loin, si les chefs militaires ennemis nous refusaient aussi l’estime que méritait notre vaillance, alors on pourrait peut-être amener le gouvernement et le peuple à des décisions héroïques quand il verraient enfin ce qui était en jeu pour l’Allemagne dans cette lutte. »

extrait de Général Ludendorff, Souvenirs de guerre, tome II, Payot, Paris, 1932, p. 344-345.

L’armistice inévitable.

A partir de la fin octobre, les événements se précipitèrent… Au début de novembre, la révolution que préparait la social-démocratie indépendante éclata d’abord dans la marine.

« Le 9 novembre, à midi, le chancelier d’Empire, le prince Max de Bade proclama de sa propre autorité l’abdication de l’Empereur… Immédiatement après il disparut… L’Allemagne, privée de toute main ferme et de toute volonté, ayant perdu ses princes s’écroula comme un château de cartes… Nous n’avions plus de patrie dont nous puissions être fiers. Toute autorité cessa. Le chaos, le bolchevisme et le terrorisme, toutes choses étrangères à l’Allemagne de nom et de fait firent leur entrée dans la patrie allemande… Les nouveaux détenteurs du pouvoir et leurs partisans renoncèrent à toute résistance et signèrent, sans aucun droit, notre capitulation sans conditions devant un ennemi impitoyable.  »

in Général Erich Ludendorff, Souvenirs de guerre , Payot 1920

L’armistice

 » Le 7 novembre, la délégation allemande gagne le front, franchit les lignes et par train spécial gagne la clairière de Rethondes, en forêt de Compiègne, où Foch l’attend. Le maréchal invite les quatre délégués allemands à prendre place sur l’un des deux grands côtés de la table; il s’assied en face d’eux, ayant à sa droite l’amiral Wemyss (plénipotentiaire britannique); le maréchal et l’amiral sont encadrés par leurs chefs d’état-major (général Weygand et amiral Hope). Aux petits côtés de la table sont assis deux officiers secrétaires : le capitaine von Helldoff, l’officier interprète Laperche.

Les Allemands s’efforcent d’engager une discussion.

– Demandez-vous un armistice? interroge d’un ton sec le maréchal.

– Oui, nous demandons la conclusion d’un armistice, répondent d’une seule voix et avec une certaine précipitation M. Erzberger et le comte Oberndorff. Le maréchal Foch fait alors donner par son chef d’état-major lecture aux plénipotentiaires allemands des clauses principales de l’armistice. Le texte complet leur est remis en même temps. Les phrases bien articulées tombent dans un silence de mort. Les têtes sont droites, les visages impassibles, celui du général allemand très pâle est empreint d’une douloureuse expression. A la lecture de l’article prescrivant l’occupation par les troupes alliées des pays rhénans et des têtes de pont sur le fleuve, des larmes coulent des yeux du jeune capitaine. La scène atteint dans sa simplicité le plus haut degré de pathétique ; le moment est poignant.

Les Allemands tentent d’obtenir la cessation immédiate des hostilités avant la signature de l’armistice.

Le maréchal répond: « Représentant des gouvernements alliés, je vous ai fait connaître les conditions qu’ils ont arrêtées. je suis disposé à arriver à une conclusion et vous aiderai, dans la mesure du possible, pour cela. Mais les hostilités ne peuvent cesser avant la signature de l’armistice.  »

M. Weygand, Mémoires , Flammarion, 1950-1957.

Les principales clauses.

Après la Bulgarie (29 septembre), la Turquie (30 octobre) et l’Autriche (3 novembre), les plénipotentiaires du gouvernement provisoire de la République allemande signent l’armistice :

« 2. Évacuation immédiate des pays envahis : Belgique, France, Luxembourg ainsi que de l’Alsace-Lorraine…

4. Abandon par les armées allemandes du matériel de guerre suivant en bon état : 5000 canons…. 25000 mitrailleuses, … 1700 avions…

5. Évacuation des pays de la rive gauche du Rhin… Les troupes des Alliés et des États-Unis assureront l’occupation de ces pays par des garnisons tenant les principaux points de passage du Rhin (Mayence, Coblentz, Cologne), avec en ces points des têtes de pont d’un rayon de 30 kilomètres sur la rive droite…

6. Dans tous les territoires évacués par l’ennemi, il ne sera fait aucune destruction d’aucune sorte…

7. …Il sera livré aux puissances associées 5000 machines montées et 15000 wagons en bon état de roulement… 5000 camions automobiles en bon état…

12.Toutes les troupes allemandes qui se trouvent actuellement dans les territoires qui faisaient partie avant la Guerre de la Russie devront également rentrer en Allemagne…

15. Renonciation aux traités de Bucarest et de Brest-Litovsk.

22. Livraison… de tous les sous-marins actuellement existant…

26. Maintien du blocus des puissances alliées et associées, dans les conditions actuelles, les navires de commerce allemands trouvés en mer restant sujet à capture. Les Alliés et les Etats-Unis envisagent le ravitaillement de l’Allemagne pendant l’armistice, dans la mesure reconnue nécessaire.

34. La durée de l’armistice est fixée à 36 jours, avec faculté de prolongation. »