Otto Richard Tannenberg, 1911.

Sur cette carte figurent les zones de peuplement germanophones telles qu’identifiées en 1910. Les peuples germano-baltes, peuplement à l’extrême pointe du Drang nach Osten, sont le résultat de la colonisation la plus ancienne : 1170.–>

 » Quelle situation pitoyable que la nôtre si l’on considère que pas moins de 25 millions d’Allemands, c’est-à-dire 28 % de la race, vivent au-delà des limites de l’Empire allemand ! (…)

Qui pourrait empêcher 87 millions de personnes de former un empire s’ils en faisaient le serment ? Nous, Allemands, nous comptons avec de plus grands chiffres que les peuples romans. L’Empire actuel compte 62 millions d’hommes, la Hollande et la Belgique 8,9 millions de Flamands et de Néerlandais, la Suisse 2,3 millions d’Alamans et de Burgondes, l’Autriche 10 millions de Bajuvares [Bavarois] et de Thuringiens : cela nous donne un total de 83, 2 millions d’Allemands unis par un fort lien. Ajoutons-y 2,1 millions en Hongrie et 2 autres millions en Russie, en partie disséminés dans le pays entier… il y a donc ainsi 87 millions d’Allemands en Europe…

Quelqu’un doit faire de la place : ou les Slaves de l’Ouest et du Sud, ou bien nous ! Comme nous sommes les plus forts, le choix ne sera pas difficile. Il nous faut renoncer à notre attitude de modeste expectative. Un peuple ne peut se maintenir qu’en croissant… Il doit nous être possible de créer dans l’Europe centrale un état de chose qui, grâce au calme et à l’ordre qui y régneront, serve de base au développement ultérieur du peuple allemand. La population allemande augmente d’ un million annuellement. Nous devons faire de la place pour ce million… Si l’on songe que tout notre empire colonial ne s’élève qu’à 2,5 millions de km2 avec 12 millions d’habitants, un Allemand ne peut être que saisi de rage que les choses soient ce qu’elles sont…

Si nous nous rappelons en outre que, de tous les peuples de la terre c’est le peuple allemand qui a le plus de culture générale et que son armée de terre est, aux dires de chacun, la meilleure et la première du monde, cette maudite infériorité de notre empire colonial devient toujours pour nous plus énigmatique. Enfin si nous mentionnons maintenant le fait que la nation allemande a atteint maintenant au bien-être général du peuple français et anglais, et que nous occupons le deuxième rang pour l’importance de notre exportation commerciale, la place où nous sommes relégués dans le monde deviendra toujours plus incompréhensible… La plus grande Allemagne est le but du peuple allemand du XXème siècle. »

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