Avertissement : Le contexte actuel de la guerre en Ukraine est l’occasion pour Clio-Texte de transcrire ce discours, tout en précisant que la comparaison souvent lue sur les réseaux sociaux ne vaut pas approbation pour l’historien.

Poutine = Hitler ?

L’argument d’Hitler repose sur le fait que les populations germanophones installées dans les Sudètes depuis le Saint-Empire sont des Allemands ethniques qui ont été séparés de la mère-patrie depuis le traité de Versailles et la création de la république de Tchécoslovaquie en 1919. Ceux-ci, en tant que minorité opprimée par l’Etat tchèque ne peuvent que demander à ce que les territoires dans lesquels ils vivent soient rattachés au Reich. 

Là est la comparaison souvent mise en avant : Poutine souhaite également protéger les populations russophones de l’Ukraine, considérés comme des « Russes ethniques ». D’où l’aide au sentiment séparatiste du Donbass de 2014.

Mais « comparaison n’est pas raison » !

Si le lien est fait entre Hitler et les Sudètes allemands et Poutine et les Ukrainiens russes, c’est parce que le président russe reprend à son compte la confusion Russe / russophone. Mon ami garagiste est russophone, d’origine arménienne par ses parents et de nationalité française.

Car des buts différents

Là où la comparaison ne vaut pas, c’est dans les buts de ces agressions. Hitler et les nazis ont en tête un projet d’annexion de l’Est européen génocidaire car basé sur le droit des Aryens de mettre en esclavage et d’exterminer les sous-hommes slaves et juifs. Poutine, influencé par la pensée Grand-russe orthodoxe, veut reconstituer l’empire russe, qui n’incluait pas la partie ouest de l’Ukraine, polonaise puis austro-hongroise, mais qui incluait par contre les pays Baltes…

 

Discours d’Adolf Hitler au palais des sports de Berlin le 26 sept. 1938

Le discours d’Adolf Hitler au palais des sports de Berlin du 26.09.1938 va galvaniser la foule nombreuse qui se presse pour écouter son Führer revendiquer avec force le rattachement des régions tchécoslovaques des Sudètes au Grand ReichLes accords de Munich, signés 3 jours plus tard, les 29 et 30 septembre 38 et scellent la fin de la République de Tchécoslovaquie. .

Adolf Hitler au Sportpalast de Berlin, 26.09.1938

Allemands !

Camarades du peuple !

Le 20 février, j’ai formulé pour la première fois devant les députés allemands une revendication fondamentale, de nature indispensable. A cette époque, toute la nation m’entendait, et elle m’a compris ! NdT : Hitler fait référence à l’Anschluss entre le Reich et l’Autriche qui a eu lieu le 12 mars 1938 sous la pression des troupes allemandes entrées à Vienne. 

Un homme d’État n’a pas fait preuve de cette compréhensionNdT : il s’agit du chancelier Schuschnigg, opposé à l’Anschluss et incarcéré dans le quartier des personnalités à Sachsenhausen puis à Dachau. . Il est éliminé et ma promesse d’alors a été tenue ! 

Pour la deuxième fois, j’ai parlé de la même exigence devant le congrès du Parti. Et encore une fois, cette demande, la nation l’a entendu. Aujourd’hui, je m’avance vers elle en parlant pour la première fois devant le peuple lui-même, comme dans notre grande période de combat, et vous savez ce que cela signifie ! 

Il ne doit plus y avoir de doute pour le monde : maintenant, il n’y a plus de leader ou d’homme qui parle, maintenant c’est le peuple allemand qui parle !

Si je suis maintenant le porte-parole de ce peuple allemand, je sais qu’à cette seconde, ce peuple fait de ces millions d’habitants s’accorde mot pour mot à mes paroles ! Faites-en fermement le  serment ! Puissent les autres hommes d’État vérifier s’ils en sont capables ! 

La question qui nous émeut au plus profond ces derniers mois et ces dernières semaines est bien connue: elle ne s’appelle pas tant Tchécoslovaquie, elle s’appelle : M. Bénès. C’est autour de ce nom que se réunit tout ce qui émeut des millions de personnes aujourd’hui, ce qui les fait désespérer ou les remplit d’une décision fanatique…

Dix millions d’Allemands se trouvaient en dehors de la frontière du Reich dans deux grandes zones fermées : des Allemands qui voulaient retourner à l’Empire comme leur patrie !

Ce chiffre de dix millions n’est pas une bagatelle. Il s’agit d’un quart du chiffre que la France possède en tant qu’habitants. Et si, pendant plus de 40 ans, la France n’a jamais abandonné son droit aux quelques millions de Français en Alsace-Lorraine, alors nous avions le devoir auprès de Dieu et du monde de maintenir notre droit à ces dix millions d’Allemands.

Mes camarades

Il y a une limite où l’indulgence doit cesser, sinon elle deviendrait une faiblesse délétère. 

Je n’aurais pas le droit d’exister devant l’histoire allemande si je voulais simplement monnayer ces dix millions. Je n’aurais alors aucun droit moral d’être le leader de ce peuple. J’ai déjà pris sur moi de faire trop de sacrifices.

Voilà la frontière que je ne pouvais pas franchir ! Et combien juste fut ce vote en Autriche. (NdT il s’agit du plébiscite pour la réunification de la Grande Allemagne). Seuls, nous l’avons déjà vécu : pour les démocraties, un référendum est superflu, voire périssable, du moment qu’il ne conduit pas au résultat qu’elles espèrent elles-mêmes. Malgré cela, ce problème a été résolu, heureusement, pour tout le grand peuple allemand.

Et maintenant, nous avons devant nous le dernier problème qui doit être résolu et qui sera résolu !

C’est la dernière exigence territoriale que j’ai à poser en Europe, mais c’est l’exigence dont je ne m’éloigne pas et que, si Dieu le veut, je remplirai..

J’en arrive à l’Angleterre J’ai clairement expliqué à M. Chamberlain ce que nous considérons maintenant comme la seule possibilité de solution. La solution la plus naturelle qui n’ait jamais existé …

Et maintenant, l’Angleterre et la France ont enfin adressé à la Tchécoslovaquie la seule exigence possible : libérer le territoire allemand et le céder au Reich.

Aujourd’hui, nous sommes exactement au courant des conversations que M. Bénès avait mené.  Compte-tenu de la déclaration de l’Angleterre et de la France de cesser de s’engager en faveur de la Tchécoslovaquie, si le sort de ces peuples n’était pas enfin organisé différemment et si les territoires n’étaient pas libérés, M. Benès a trouvé une porte de sortie.

Il a admis que ces territoires devaient être cédés. C’était son explication Mais qu’est-ce qu’il fait ?  Ce n’est pas lui qui quitte la région, mais c’est lui qui en chasse maintenant les Allemands ! 

Et toute cette comédie maintenant s’arrête ! 

A peine M. Bénès avait parlé que son joug militaire commença à se renforcer. Nous sommes les témoins d’horreurs : 10 000 réfugiés en un jour, 20 000 le lendemain, 37 000 un jour plus tard, 41 000 deux jours plus tard, puis 62 000, puis 78 000, maintenant 90 000, 107 000, 137 000 et aujourd’hui 214 000.

Des régions entières sont dépeuplées, des villages sont incendiés, on essaie d’enfumer les Allemands avec des grenades et du gaz. Mais M. Bénès siège à Prague et est convaincu: « Rien ne peut m’arriver, à la fin il y a derrière moi l’Angleterre et la France. »

Et maintenant, mes camarades, je crois que le moment est venu de parler maintenant de ce qui nous sépare.

Si quelqu’un subit pendant 20 ans une telle honte, une telle opprobre et un tel malheur comme  nous l’avons subi, on ne peut vraiment pas nier qu’il soit pacifique. Si quelqu’un a cette patience telle que nous l’avons montrée, on ne peut vraiment pas dire qu’il soit belliqueux. Car après tout, si M. Bénès a 7 millions de Tchèques, il y a ici un peuple de plus de 75 millions ! 

J’ai maintenant mis à la disposition du gouvernement britannique un mémorandum contenant une dernière et définitive proposition allemande. Ce mémorandum ne contient rien d’autre que la réalisation de ce que M. Bénès a déjà promis. 

Le contenu de cette proposition est très simple : ce territoire qui, selon le peuple, est allemand et qui, selon sa volonté, veut l’Allemagne, vient à l’Allemagne, et pas seulement lorsque M. Bénès aura réussi à expulser peut-être un ou deux millions d’Allemands, mais maintenant, et tout de suite ! 

M. Bénès dit maintenant que ce mémorandum est une « nouvelle situation ». Et en quoi consiste en réalité cette « nouvelle situation »? Elle consiste à ce que ce que M. Bénès a promis, cette fois-ci, sera exceptionnellement tenu ! 

Voilà ce qu’est « nouvelle situation » pour M. Bénès. Qu’est-ce que l’homme n’a pas promis dans sa vie ! Et il n’a rien tenu ! Maintenant, pour la première fois, cette promesse, il doit la tenir ! 

J’ai maintenant demandé qu’après 20 ans, M. Bénès soit enfin contraint à la vérité. Il sera publié que le 1er Octobre cette région nous revienne. 

M. Bénès met maintenant ses espoirs dans le monde entier ! Et lui et ses diplomates ne s’en cachent pas. Ils expliquent : « Notre espoir est que Chamberlain soit renversé, que Daladier soit éliminé, que des bouleversements viendront partout. Ils placent leur espoir dans la Russie soviétique. C’est ainsi qu’il croit toujours pouvoir se soustraire à ses obligations.

Et là, je ne peux dire qu’une chose, maintenant, deux hommes s’affrontent : il y a M. Bénès d’un côté, et moi de l’autre ! 

Nous sommes deux personnes opposées. 

Quand M. Bénès s’est dilué dans le chaudron des nations, j’ai rempli mon devoir en tant que soldat allemand décent. Et aujourd’hui, je fais face à cet homme comme soldat de mon peuple !

J’ai n’ai pas grand chose à rajouter, sinon que je suis reconnaissant à M. Chamberlain pour tous ses efforts. Je lui ai assuré que le peuple allemand ne voulait rien d’autre que la paix ; je lui ai aussi expliqué que je ne pouvais pas aller au-delà des limites de notre patience.

Je lui ai assuré et je le répète ici, qu’une fois ce problème résolu, il n’y aura plus de problème territorial pour l’Allemagne en Europe !

Et je lui ai encore assuré qu’au moment où la Tchécoslovaquie aura à résoudre ses problèmes, c’est-à-dire quand les Tchèques se seront affrontés avec leurs autres minorités, pacifiquement et non par l’oppression, je ne serai plus intéressé par l’Etat tchèque.

Et je le lui garantis ! Nous n’en voulons pas aux Tchèques ! Je veux maintenant moi-même déclarer devant le peuple allemand que ma patience quant au problème des Allemands Sudètes est à bout ! 

J’ai fait une offre à M. Bénès qui n’est rien d’autre que la réalisation de ce qu’il a lui-même promis. Il a maintenant la décision entre ses mains ! La paix ou la guerre ! 

Soit il acceptera cette offre et donnera enfin la liberté aux Allemands, soit nous prendrons cette liberté nous-mêmes ! …

Et c’est ainsi que je te le demande, mon peuple :

Marchez derrière moi maintenant, homme après homme, femme après femme !

En cette heure, nous voulons bâtir une volonté commune, qui doit être plus forte que toute détresse et que tout danger.

Et si cette volonté est plus forte que la misère et le danger, alors elle brisera un jour la misère et le danger.

Nous sommes déterminés !

M. Bénès doit maintenant choisir !

 

Le texte original en allemand (Source : NS-Archiv)

Adolf Hitler im Berliner Sportpalast, 26.09.1938

Deutsche!

Volksgenossen und -genossinnen!

Am 20. Februar habe ich vor den deutschen Reichstagsabgeordneten zum erstenmal eine grundsätzliche Forderung unabdingbarer Art ausgesprochen. Damals hörte mich die ganze Nation, und sie hat mich verstanden!

Ein Staatsmann hat dieses Verständnis nicht aufgebracht. Er ist beseitigt, und mein Versprechen von damals ist eingelöst!

Zum zweiten Male sprach ich dann vor dem Reichsparteitag über dieselbe Forderung. Und wieder hörte diese Forderung die Nation. Heute trete ich nun vor sie hin und spreche zum ersten Male vor dem Volk selbst, so wie in unserer großen Kampfzeit, und Sie wissen, was das bedeutet!

Es darf nunmehr für die Welt kein Zweifel mehr übrigbleiben: jetzt spricht nicht mehr ein Führer oder ein Mann, jetzt spricht das deutsche Volk!

Wenn ich jetzt Sprecher dieses deutschen Volkes bin, das weiß ich: in dieser Sekunde stimmt Wort für Wort das ganze Millionenvolk in meine Worte ein! Bekräftigt sie und macht sie zu seinem eigenen Schwur! Mögen die anderen Staatsmänner sich überprüfen, ob das auch bei ihnen der Fall ist!

Die Frage, die uns in diesen letzten Monaten und Wochen auf das tiefste bewegt, ist altbekannt: sie heißt nicht so sehr Tschechoslowakei, sie heißt: Herr Benesch. In diesem Namen vereinigt sich all das, was Millionen Menschen heute bewegt, was sie verzweifeln läßt oder mit einem fanatischen Entschluß erfüllt …

Zehn Millionen Deutsche befanden sich außerhalb der Reichsgrenze in zwei großen geschlossenen Siedlungsgebieten: Deutsche, die zum Reich als ihrer Heimat zurückwollten!

Diese Zahl von zehn Millionen stellt keine Kleinigkeit dar. Es handelt sich um ein Viertel jener Zahl, die Frankreich als Einwohner besitzt. Und wenn Frankreich über 40 Jahre hindurch seinen Anspruch auf die wenigen Millionen Franzosen in ElsaßLothringen nie aufgegeben hat, dann hatten wir bei Gott und der Welt ein Recht, unseren Anspruch auf diese zehn Millionen Deutsche aufrechtzuerhalten.

Meine Volksgenossen!

Es gibt eine Grenze, an der die Nachgiebigkeit aufhören muß, weil sie sonst zur verderblichen Schwäche würde.

Ich hätte kein Recht, vor der deutschen Geschichte zu bestehen, wenn ich die zehn Millionen einfach gleichgültig preisgeben wollte. Ich hätte dann auch kein moralisches Recht, der Führer dieses Volkes zu sein. Ich habe genug Opfer des Verzichts auf mich genommen.

Hier war die Grenze, über die ich nicht hinweg konnte! Wie richtig das war, ist durch die Abstimmung in Osterreich bewiesen worden. Damals wurde ein glühendes Bekenntnis abgelegt, ein Bekenntnis, wie die andere Welt sich das sicher nicht erhofft hatte.

Allein, wir haben es ja erlebt: für Demokratien ist eine Volksabstimmung in dem Augenblick überflüssig oder sogar verderblich, in dem sie nicht zu dem Resultat führt, das sie sich selbst erhoffen. Trotzdem wurde dieses Problem gelöst zum Glück des ganzen großen deutschen Volkes.

Und nun steht vor uns das letzte Problem, das gelöst werden muß und gelöst werden wird!

Es ist die letzte territoriale Forderung, die ich in Europa zu stellen habe, aber es ist die Forderung, von der ich nicht abgehe und die ich, so Gott will, erfüllen werde …

Dann kam England. Ich habe Herrn Chamberlain gegenüber eindeutig erklärt, was wir jetzt als einzige Möglichkeit einer Lösung ansehen. Es ist die natürlichste, die es überhaupt gibt …

Und nun haben endlich England und Frankreich an die Tschechoslowakei die einzig mögliche Forderung gerichtet. das deutsche Gebiet freizugeben und an das Reich abzutreten.

Heute sind wir genau im Bilde über die Unterhaltungen, die damals Herr Dr. Benesch geführt hat. Angesichts der Erklärung Englands und Frankreichs, sich nicht mehr für die Tschechoslowakei einzusetzen, wenn nicht endlich das Schicksal dieser Völker anders gestaltet würde und die Gebiete freigegeben würden, fand Herr Benesch einen Ausweg.

Er gab zu, daß diese Gebiete abgetreten werden müssen. Das war seine Erklärung! Aber was tut er? Nicht das Gebiet trat er ab, sondern die Deutschen treibt er jetzt aus!

Und das ist jetzt der Punkt, an dem das Spiel aufhört!

Herr Benesch hatte kaum gesprochen, da begann seine militärische Unterjochung nur noch verschärft aufs neue. Wir sehen die grauenhaften Ziffern: an einem Tag 10 000 Flüchtlinge, am nächsten 20 000, einen Tag später schon 37 000, wieder zwei Tage später 41 000, dann 62 000, dann 78 000, jetzt sind es 90 000, 107 000, 137 000 und heute 214000.

Ganze Landstriche werden entvölkert, Ortschaften werden niedergebrannt, mit Granaten und Gas versucht man die Deutschen auszuräuchern. Herr Benesch aber sitzt in Prag und ist überzeugt: « Mir kann nichts passieren, am Ende stehen hinter mir England und Frankreich. »

Und nun, meine Volksgenossen, glaube ich, daß der Zeitpunkt gekommen ist, an dem nun Fraktur geredet werden muß.

Wenn jemand 20 Jahre lang eine solche Schande, eine solche Schmach und so ein Unglück erduldet, wie wir es getan haben, dann kann man wirklich nicht bestreiten, daß er friedliebend ist. Wenn jemand diese Geduld besitzt, wie wir sie an den Tag gelegt haben, kann man wirklich nicht sagen, daß er kriegslüstern sei. Denn schließlich hat Herr Benesch 7 Millionen Tschechen, hier aber steht ein Volk von über 75 Millionen!

Ich habe nunmehr ein Memorandum mit einem letzten und endgültigen deutschen Vorschlag der britischen Regierung zur Verfügung gestellt. Dieses Memorandum enthält nichts anderes als die Realisierung dessen, was Herr Benesch bereits versprochen hat.

Der Inhalt dieses Vorschlages ist sehr einfach: jenes Gebiet, das dem Volke nach deutsch ist und seinem Willen nach zu Deutschland will, kommt zu Deutschland, und zwar nicht erst dann, wenn es Herrn Benesch gelungen sein wird, vielleicht ein oder zwei Millionen Deutsche ausgetrieben zu haben, sondern jetzt, und zwar sofort! …

Der Inhalt dieses Memorandums ist nichts anderes als die praktische Ausführung dessen, was Herr Benesch bereits versprochen hat, und zwar unter größten internationalen Garantien.

Herr Benesch sagt nun, dieses Memorandum sei eine « neue Lage ». Und worin besteht in Wirklichkeit die « neue Lage »? Sie besteht darin, daß das, was Herr Benesch versprochen hat, dieses Mal ausnahmsweise auch gehalten werden soll!

Das ist die « neue Lage » für Herrn Benesch. Was hat der Mann in seinem Leben nicht alles versprochen! Und nichts hat er gehalten! Jetzt soll zum erstenmal von ihm etwas gehalten werden!

Herr Benesch sagt: wir können aus diesem Gebiet nicht zurück. Herr Benesch hat also die Übergabe dieses Gebietes so verstanden, daß es dem Deutschen Reich als Rechtstitel gutgeschrieben, aber von den Tschechen vergewaltigt wird. Das ist jetzt vorbei!

Ich habe jetzt verlangt, daß nun nach 20 Jahren Herr Benesch endlich zur Wahrheit gezwungen wird. Er wird am 1. Oktober uns dieses Gebiet übergeben müssen.

Herr Benesch setzt seine Hoffnungen nun auf die Welt! Und er und seine Diplomaten machen kein Hehl daraus. Sie erklären: es ist unsere Hoffnung, daß Chamberlain gestürzt wird, daß Daladier beseitigt wird, daß überall Umstürze kommen. Sie setzen ihre Hoffnung auf Sowjetrußland. Er glaubt dann noch immer, sich der Erfüllung seiner Verpflichtungen entziehen zu können.

Undda kann ich jetzt nur eines sagen: nun treten zwei Männer gegeneinander auf: Dort ist Herr Benesch! Und hier stehe ich!

Wir sind zwei Menschen verschiedener Art.

Als Herr Benesch sich in dem großen Völkerringen in der Welt herumdrückte, da habe ich als anständiger deutscher Soldat meine Pflicht erfüllt. Und heute stehe ich nun diesem Mann gegenüber als der Soldat meines Volkes!

Ich habe nur weniges zu erklären: ich bin Herrn Chamberlain dankbar für alle seine Bemühungen. Ich habe ihm versichert, daß das deutsche Volk nichts anderes will als Frieden; allein, ich habe ihm auch erklärt, daß ich nicht hinter die Grenzen unserer Geduld zurückgehen kann.

Ich habe ihm weiter versichert und wiederhole es hier, daß es wenn dieses Problem gelöst ist ist – für Deutschland in Europa kein territoriales Problem mehr gibt!

Und ich habe ihm weiter versichert, daß in dem Augenblick, in dem die Tschechoslowakei ihre Probleme löst, das heißt, in dem die Tschechen mit ihren anderen Minderheiten sich auseinandergesetzt haben, und zwar friedlich und nicht durch Unterdrückung, daß ich dann am tschechischen Staat nicht mehr interessiert bin.

Und das wird ihm garantiert! Wir wollen gar keine Tschechen! Allein, ebenso will ich nun vor dem deutschen Volk erklären, daß in bezug auf das sudetendeutsche Problem meine Geduld jetzt zu Ende ist!

Ich habe Herrn Benesch ein Angebot gemacht, das nichts anderes ist als die Realisierung dessen, was er selbst schon zugesichert hat. Er hat jetzt die Entscheidung in seiner Hand! Frieden oder Krieg!

Er wird entweder dieses Angebot akzeptieren und den Deutschen jetzt endlich die Freiheit geben, oder wir werden diese Freiheit uns selbst holen! …

Und so bitte ich dich, mein deutsches Volk:

Tritt jetzt hinter mich, Mann für Mann, Frau um Frau!

In dieser Stunde wollen wir alle einen gemeinsamen Willen fassen, Er soll stärker sein als jede Not und als jede Gefahr.

Und wenn dieser Wille stärker ist als Not und Gefahr, dann wird er Not und Gefahr einst brechen.

Wir sind entschlossen !

Herr Benesch mag jetzt wählen !