Être de gauche, être de droite dans la France du premier XXe siècle

Gauches et droites : grands courants politique et groupes de la Chambre

Cette page contient

  • Une vue graphique en hémicycle de la Chambre des députés pour la législature 1914-1919, p. 1
  • Un tableau-repères des droites et des gauches en 1914-1919, p. 1.
  • Un tableau-repères des droites et des gauches en 1919-1940 avec une indication approximative des centres de gravité des différents gouvernements, dits «ministères» ou «cabinets». Ex : le cabinet Painlevé, p. 2.
  • Six vues graphiques en hémicycles de la Chambre des députés pour les législatures 1919-1924, 1924-1928, 1928-1932, 1932-1936, 1936-1940 (période 1936-1938).
  • La gauche, extraits d’André Siegfried (Tableau des partis en France, Grasset, 1930, p. 158-172), p. 4-6.
  • Le centre (ibid., p. 172-179) p. 6-8.
  • La droite (ibid., p. 179-189), p. 9-10.

Remarques

  • La Chambre des députés qui siège au Palais-Bourbon ne doit pas être confondue avec l’Assemblée nationale.
  • L’Assemblée nationale est réunie au début de la Troisième République de 1871 à 1875 à Bordeaux puis à Versailles. La seconde Assemblée nationale se réunit au casino de Vichy le 10 juillet 1940. L’Assemblée nationale de 1940 réunit les députés et les sénateurs qui ont pu se trouver à Vichy se jour-là. Elle ne reflète pas les équilibres de la Chambre de 1936, parce qu’il y a des sénateurs, parce que tous les parlementaires ne sont pas présents, parce que les communistes sont déchus de leur mandat depuis 1939 en raison du pacte germano-soviétique de 1939. Il n’y a donc pas, comme on le lit sous quelques plumes à grand tirage, d’«Assemblée nationale de Front populaire» (sic).
  • Qu’est-ce qu’être de gauche ou de droite ? Sous la Troisième République, un homme de gauche est un républicain plus ou moins laïque. Un homme de droite est un nostalgique de la monarchie. Les républicains libéraux et socialement conservateurs se disent volontiers de gauche en se référant à l’état du clivage vers 1900. Ainsi, la Gauche radicale (groupe de radicaux indépendants) siège au centre et le groupe des républicains de gauche (généralement membres de l’Alliance démocratique) siège au centre-droit. En 1920, un socialiste SFIO (socialiste unitaire) est d’extrême-gauche et un radical est de gauche. Le groupe de La droite en 1919 est constitué de monarchistes souvent nobles. Un libéral ou un conservateur de 1930 se disent volontiers modérés mais pas de droite. Un centriste (ou modéré) se présentera volontiers comme un républicain à la fois social et national. Les groupes sont sans cesse débordés à gauche. L’Alliance démocratique de 1902 est de centre-gauche et soutient le Bloc des gauches. En 1930, le même groupe représente le centre-droit. Ex : Louis Barthou, Raymond Poincaré, Paul Reynaud furent de ce groupe qui fut plus souvent au pouvoir que les conservateurs de la Fédération républicaine de Louis Marin (groupe de l’URD), située plus à droite. Les solutions dites «de concentration» regroupent les centres. La majorité de 1932 est de gauche classique alors que celle de 1936 (Front populaire) a vu les socialistes unitaires (SFIO) dépasser les radicaux.

NB – Les extraits de l’ouvrage d’André Siegfried directement repris de l’ouvrage de 1930, ont été publiés en 1998 sur le site perso.wanadoo.fr/yekrik.yekrak/ puis, en 2001, sur le site candace.online.fr. Les extraits republiés ici à partir des mêmes fichiers ne sauraient donc avoir été repris d’ouvrages publiés après 2001. © Les vues graphiques en hémicycle ont été publiée dans D. C., « Gratien Candace : une figure de la vie politique française. 1ère partie : la Troisième République (1900-1940) », Bulletin de la Société d’histoire de la Guadeloupe, n°134, 2003, p. 99-102, ISSN 0583-8266.