Dominique Chathuant

Dominique Chathuant

Enseignement

Travaux de recherche
Vichy aux colonies, Intégration des parlementaires coloniaux de la Troisième République, l’histoire des coloniaux en France et leurs connexions avec mondes noirs américains et mondes coloniaux.– Blog recherche : http://dchathuant.blog.free.fr/

Publications éducatives récentes

  • History & Geography, Vocabulaire, outils, méthodes, Hatier, 2013, 161 p.

    Termes spécifiquement historiques et géographiques mal connus des dictionnaires de langue. Lycée, 1er cycle supérieur et formation des enseignants de DNL
  • Co-production de ressources en histoire (assimilation-intégration, colonisation, couleur de peau, immigration, métissage, Proche-Orient) pour le projet «Éduquer contre le racisme», MEN-CANOPÉ, 2016.

Travaux et publications de recherche historique

Voir aussi

«L’histoire de l’immigration, c’est de l’histoire de France : 10 propositions pour la classe», Bulletin de liaison des professeurs d’histoire-géographie de l’Académie de Reims, n°37, février 2008.

EC/ECJS (EMC) : «Discriminations raciales : état des lieux», Bulletin de liaison des professeurs d’histoire-géographie de l’académie de Reims, janvier 2002.

Voir aussi «L’assimilationnisme», Études guadeloupéennes. Hors-série : “les vérités difficiles”, Jasor, Pointe-à-Pitre, 2001, p. 111-122. Entrées «Loi Tréveneuc», «Ismaïl Urbain», «Élie Bloncourt, député de l’Aisne», dans J. Corzani (Bordeaux III, dir), Dictionnaire encyclopédique Antilles-Guyane, Désormeaux, Fort-de-France, 1992-1998 ; «Église et vie politique en Martinique et en Guadeloupe», Les Cahiers de l’administration outre-mer, n°6, 1995, CRPLC/URA-CNRS, UAG, Fort-de-France, p. 19-36 ; «L’Ici et l’Ailleurs en Guadeloupe : anthropologie d’un espace créole», Histoire et Anthropologie, juillet-décembre 1995, n°11, Strasbourg, 1995 ; «Dans le sillage de la marine de guerre : pouvoir et Église en Guadeloupe (1940-1943)», Bulletin de la Société d’histoire de la Guadeloupe, n°103, 1er trim. 1995, p. 40-64 ; «La Guadeloupe dans l’obédience de Vichy (1940-1943)», Bulletin de la Société d’histoire de la Guadeloupe, n°91, 1er trim. 1992, p. 3-40.

Diffusion de la recherche

  • Participation  à l’émission de Fabrice d’Almeida Histoires d’Outre-mers, La chute de l’Empire français, 5 et 8 septembre 2019.

La rhétorique de dénonciation du « politiquement correct » en 1972 et 1989

Le fait de rattacher à la rhétorique du « politiquement correct », des textes où cette expression n'est pas employée, relève d'un choix assumé et fondé. Le fait est que toute revendication égalitaire et tout comportement interrogeant des représentations inégalitaires (aujourd'hui le fait que des femmes osent jouer au football au point de disputer une coupe du monde) récolte son lot de dénonciations, au nom du bon sens, du ridicule ou - de façon plus systématique aujourd'hui - du « politiquement correct ». S'il faut savoir à qui profite cette rhétorique, il est patent qu'elle est avant tout contre ce qui peut heurter des représentations inégalitaires ou différentialistes. Edmund Burke dénonçait naguère l'idée qu'on pût commettre une injustice pour en supprimer une autre. Le pourfendeur du politiquement correct est beaucoup moins subtil que Burke. Il fait appel au bon sens populaire et confère à l'objet de sa critique une importance plus grande que l'inégalité passée ou présente qu'il souligne. Il se met ainsi au service du statu quo inégalitaire.

Lire …

La judéophobie chrétienne : les juifs dans un abrégé d’histoire sainte de 1910 à l’usage des écoliers

A la fin des années 1990, dans les environs d’Épernay, une vieille dame confiait dans un repas de famille que ce qu’on avait fait aux juifs pendant la guerre n’était « pas bien ». Profondément catholique, elle expliqua que si les juifs avaient « tué Dieu » (sic), comme elle l’avait appris, avant-guerre, au catéchisme, il ne fallait tout de même pas les traiter ainsi car le christianisme affirmait qu’il fallait pardonner. Ayant reçu avant-guerre son instruction religieuse, cette brave chrétienne n’avait assurément pas intégré l’abandon du concept de peuple déicide consécutive au concile Vatican II de 1962-1965.Première forme de l’antisémitisme à côté de l’antisémitisme social d’un Proudhon, de l’antisémitisme racial des nazis ou de l’antisémitisme lié à la la question du Proche-Orient, la judéophobie chrétienne trouve son origine dans une éducation religieuse dont on oublie que le principal vecteur, bien avant l’accès à Mathieu 26-27, fut pour les enfants, le manuel d’histoire sainte. Reprenant la reconstruction par les premiers chrétiens d’un récit imputant aux juifs et non à l’ordre romain, la responsabilité de la mort de Jésus, le présent manuel nourrit les stéréotypes courants de l’avarice, de la trahison et de l’obstination contre la vraie religion. Si la préface explique qu’il faire être …

Lire …